Chris Fedak et Josh Schwartz parlent des origines de la série et de sa première saison tronquée
Alan Sepinwall nous livre la premiere partie de son interview fleuve de Chris Fedak et Josh Schwarz avec qui il revient sur l'intégralité de la série, le processus d'écritures, les coulisses, etc. Bonne lecture.

Retour sur la saison 1 de la série...
Chuck termine son improbable 5eme saison avec ses épisodes vendredi prochain sur NBC.
Ce sera, si j’ai bien compté, au moins la sixième fois que les créateurs Chris Fedak et Josh Schwartz ont à conclure la série. Mais là où les précédents finals étaient suivi par d’inattendu renouvellements ou prolongations, celui-ci est bien l’ultime, pas de doute.
Lorsque j’étais en Californie plus tôt ce mois pour le « press tour », je suis allé dans le quartier de Warner Bros pour interviewer Fedak et Schwartz (et puis après juste Fedak puisque Schwartz avait des responsabilités sur tout un tas d’autres séries à ce moment) et revenir sur le parcours d’une de mes séries préférées. C’est une très longue interview – à peu près 16 000 mots – donc je la divise en cinq parties, chacune revenant sur une saison (bien que vous remarquerez que nous revenons en arrière et en avant assez souvent). Aujourd’hui nous parlons des origines de la série au travers de la fin abrupte de la première saison alors que les scénaristes étaient en grève.
Alors attachons notre ceinture, et replongeons nous dans ces temps anciens où Schwartz travaillait toujours sur The OC, où le nom de famille d’Yvonne Strahovski était toujours Strzechowski et où la communauté de fan pensait qu’Adam Baldwin resterait pour toujours le héros de Canton, un homme appelé Jayne. (Certain le pensent toujours d’ailleurs, et c’est pas grave)
Donc, retournons au tout début, au commencement. Quand avez-vous parlé pour la première fois de cette idée ?
Josh Schwartz : Chris et moi nous nous connaissions depuis l’université. Nous étions dans la même école de cinéma. Il était dans la promo au-dessus, et était un peu comme le mec cool qui a un an de plus. Donc je me souviendrais toujours de Chris comme ce scénariste super talentueux, qui, je m’en rappelle très bien, a écrit ce scénario sur les gladiateurs. Nous étions tous à l’école de cinéma à USC et il n’y avait pas beaucoup de nerd là-bas et Fedak, le roi Fedak, l’ancien qui venait et disait « je vous le dis les gars, les films sur les gladiateurs vont débarquer » et il a écrit ce super scénario et je suis pratiquement sur que deux ans après, « Gladiator » est arrivé.
Chris Fedak : sauf que je n’ai pas écrit ce scénario.
JS : et il n’a pas écrit ce scenario
CF : j’ai écrit un autre scénario qui n’a pas été porté à l’écran
JS : mais au fond de moi, je me disais « Fedak, peut-être qu’il connaît quelque chose », donc le temps passe, je ne sais pas de combien d’années, et je me rappelle très simplement qu’on s’assoit, parce qu’on allait juste se préparer à tourner la dernière saison de The OC, et je revenais juste littéralement de prendre un café avec Ben McKenzie pour parler de cette saison, et ensuite j’ai été deux portes plus loin pour voir Chris et on s’est assis, on a discuté et j’ai dit « tu as des idées ? » et c’est comme ça que nous avons débuté.
Et l’idée venait d’où ?
CF : C’est marrant, parce qu’à ce moment-là je regardais la deuxième saison de The Office. Mais ce que j’aimais écrire c’était des trucs d’action : 24, Alias. C’est mon obsession, mais j’aime la comédie aussi et j’ai commencé à me demander ce qui arriverait si Jack Bauer débarquait dans The office et embarquait Jim dans une sorte d’aventure. Vous seriez terrifiés parce que vous tenez à tous ces gens dans The office et que ce sont ce genre de personnes qui se font tuer dans les films d’action, voila donc le cœur étrange de cette idée. Et au moment où Josh et moi nous nous sommes assis, nous savions essentiellement qu’il y aurait un e-mail. Qu’il serait rempli de tous ces secrets et qu’il y avait un gars qui s’échappait d’un immeuble gouvernemental et il se fait tirer dessus, mais juste avant qu’il meurt, il envoie ces secrets à la mauvaise personne, à son vieil ami d’université qui se trouve être Chuck.
JS : et qu’il travaillait dans ce genre de…
CF : C’était comme une entité à part entière, comme une sorte de connexion avec le gouvernement. Ça a toujours été dans la série et il y a toujours eu un meilleur ami appelé Morgan. Si on regarde nos documents originaux, il y a toujours eu Morgan et il y a toujours eu un travail. L’ouverture a toujours été pratiquement la même, et ensuite en même temps que nous commencions à parler de ça, et la chose fabuleuse avec Josh était que Josh savait comment faire une série tv. Je savais comment écrire un film, mais Josh il savait qu’une des supers choses avec les série tv c’est qu’il n’y a pas de portes fermée. Tu ouvres des portes, tu cherches justement des opportunités pour raconter plus d’histoires et donc à partir de là nous avons commencé à parler, et les choses comme le Buy More sont sorties de là, la série est devenue la série que nous connaissons tous.
JS : ouais et je pense qu’on a commencé parce que je savais que Chris était vraiment dans les trucs d’action et il pensait probablement que j’étais juste dans les trucs que les adolescentes aiment et on a débuté avec beaucoup de conversations créatives et ce que pouvait être la série et ce qu’elle ne devait pas être, mais aussi il y avait beaucoup de « quels sont tes films préférés ? Quelles sont les choses que tu regrettes ? »
CF : des listes.
JS : il y avait beaucoup de listes de films et on a trouvé qu’on avait beaucoup d’intérêts communs et de choses qui nous excitaient tous les deux. Fedak a toujours eu le côté un peu plus hitchcockien et « north by northwest » était une oeuvre majeure. Je pense qu’à l’époque j’étais plus porté vers des choses comme « Singles », vous savez, mon côté Cameron Crowe et puis très rapidement c’était « et puis merde, je vais regarder North by Northwest encore et m’imprégner de son monde »
CF : De mon côté, je n'ai pas regardé ses films références.
JS : Chris n’a rien regardé de mon côté parce que c’est pour les adolescentes.
Yvonne pourrait être une blonde dans les films d'Hitchcock
CF : Certainement,
JS : Tout à fait. "Les 39 marches" et des trucs de ce style, sont des films références pour Chris et qui furent d'une grande influence pour lui, donc je voulais en quelque sorte rentrer dans sa tête et on a commencé avec cette longue liste de mes films préférés, de ses films préférés et c'était comme si on était synchronisés et en même temps on débattait à propos de la série.
Pendant le développement de la série, il y a eu à un moment un autre personnage féminin, qu'est ce qui s'est passé ?
JS : Ça c'est probablement ma faute. C'était probablement mes trucs d'adolescentes.
CF: En fait ça commençait de façon vraiment différente. On adorait tous les 2 "Almost Famous" et on avait un personnage nommé Kayla. C'était la fille pour laquelle Chuck avait les yeux de Chimène et elle avait vraiment un grand rôle dans l'histoire originale particulièrement dans le pitch, elle était l'élément déclencheur. L'histoire tournait autour de Chuck se préparant à inviter cette fille à sortir avec lui. Et on l'a même filmé. Mais ce qui s'est passé c'est qu'une fois que l'on voit Zach et Yvonne ensemble, c'est terminé. Vous pourriez amener d'autres personnages entre eux, mais vous savez qu'ils vont devenir le cœur de la série,
JS: Oui, il était encore amoureux de Jill dans les premiers moments du pilote, son ex, et elle était en quelque sorte celle qui l'avait fait dérailler et « High Fidelity » était un autre film qui m'obsédait et dont nous avons parlé à ce moment-là, comme cette fille Charlie qui l'avait en quelque sorte fait dérailler au collège. C'était dans un coin de mon cerveau, mais c'était du genre, « il a eu cette fille et ensuite il y a cette nouvelle fille, et la troisième fille est du genre, mais il faut combien de filles à ce gars ? » Donc on a éliminé cet élément.
CF: Lorsque vous travaillez sur un pilote, vous posez en même temps les bases de la bible de la série, ce qui est la direction que prendra la série dans le futur. Et plus on travaillait, chaque jour de tournage, plus Josh voyait loin et on parlait des épisodes à venir. C'était vraiment difficile de parler du personnage de Kayla parce qu'on se rendait compte de ce qui se passait entre Zach et Yvonne . On avait l'impression qu'on avait un élément attirant pour la série et c'était ces deux-là ensemble.
Bon, vous aviez vos personnages, votre cast sous contrat à ce moment-là, mais il y avait aussi Jeff et Lester et Big Mike et…
JS : Ils avaient un si petit rôle dans le pilote et vous ne savez jamais comment tout ça va fonctionner. Ils n'avaient pas grand-chose à faire dans le pilote. Pour moi c'est un peu comme quand on a « casté » Rachel Bilson dans le pilote de « The OC ». Elle avait 2 lignes. Elle était là comme guest star. On ne savait pas si on reverrait son personnage. Et Jeff a eu ce moment dans le pilote de Chuck ou il fait un clin d’œil à Chuck avec les 2 yeux et c'est tellement bizarrement flippant qu'on s'est dit : « ce gars doit être dans la série ». Ils ne devaient pas faire grand-chose, mais Vik est vraiment génial pour improviser et il partait dans tous les sens avec le peu de temps qu'il avait à l'écran. Il n'y avait pas assez de place pour le mettre dans le montage final, mais on riait comme des fous sur le plateau en se disant : « Il y a de l'avenir pour ces gars et c'est un endroit vraiment fun pour bosser »,
CF : En fait ils avaient plus de temps à l'écran dans la première version du pilote avant de passer le screen test et c'était vraiment très très drôle. Mais les gens étaient perturbés.
JS : Oui, les gens pensaient qu'ils étaient les vrais méchants. Ils se demandaient : « Quand est-ce qu'on va découvrir qu'ils bossent pour le gouvernement ? »
Je n’ai pas regardé le pilote depuis un moment, mais j’ai le souvenir que Harry a plus à faire que tous les personnages qui font toujours partie du cast
JS : Harry Tang aurait été une grosse partie de la série s’il n’avait pas été sur Dexter. Chris était doué avec le personnage, mais il était aussi doué avec les idées et les mises en place, et arriver à faire un drama feuilletonnant. J’étais tellement désespéré de faire quelque chose avec une grande histoire et des intrigues “architecturales” aussi. Alors, quand il m’a pitché pour la première fois cette idée j’ai été super excité et j’étais là « ça pourrait donner quelque chose que je n’ai jamais fait avant” j'ai eu entièrement confiance en lui et sa créativité et en son idée de faire quelque chose de très très différent de la série que je venais de faire. C’était vraiment excitant.
Et qui a décidé qu’il n’y aurait pas juste le nerd et la fille, mais qu’il y aurait aussi le grand mec costaud ?
JS : Casey a toujours fait partie du pitch initial de Chris
CF : Ouais, il y a toujours eu Casey. Je ne sais plus s’il s’appelait Casey, mais il y avait déjà un gars, le méchant mec qui les pourchassait et je crois que c’est en parlant avec Josh qu’on en est arrivé à la dynamique du genre « Mes deux espions » ou « mes deux parents »
JS Je m'y accroche toujours, je ne veux pas utiliser le mot cliché,mais... ces choses qui pourraient rebuter les gens: Oh je comprends, c'est comme mes deux papas, mais c'est mes deux espions
CF : cette dynamique est devenue quelque chose que nous avons découvert parce que quand on y pense d’un point de vue cinématographique, c’est comme si c’est le « bad guy », il les poursuit et peut-être qu’ils formeront une équipe à la fin. On ne se doute pas qu’on va avoir deux espions avec des ordres différents et une grosse partie de ce qui a fait que la série est une série, c’est cette dynamique de Casey et Sarah.
JS : Et nous avons tourné cet épisode après le pilote, que nous avons appelé “chuck vs the helicopter”, et on frissonne et on y va “oh il n’y a pas d’épisode plus difficile que celui après le pilote”, mais ils étaient ennemies. Casey et Sarah ont essayé de s’entretuer et très rapidement on s’est dit “les gens vont pas vouloir regarder ça” on a pensé que c’était super cool d’avoir une bagarre dans le Wienerlicious et où on utiliserait le pic qu’on pique dans les saucisses et personnes a jamais vu un pic pour des saucisses dans une scène d’action – et il y a peut-être une raison à ça – mais les gens ne voulaient pas cette version là, ils voulaient l’équipe contre un autre type, alors dans l’épisode suivant, « chuck vs the tango », l’architecture de la série a vraiment été mise en place. Ça a été un épisode de transition pour nous par rapport au pilote.
CF Ce fut définitivement un déclic, comme avec Chuck et Sarah, que cette série était une romance et pas une simple série à propos d’un gars hors de son élément. C’était la relation entre Chuck et Sarah. C’était l’idée qu’on avait dépassé cette histoire.
JS : C’est le « comics » qui en ressort entre le pilote et le deuxième épisode. Une autre chose que je devrais ajouter, pour en revenir à cette liste de références et ces e-mails de nos films et séries tv préférés et tout ce qu’on aimait en grandissant ; c’est qu’il y avait vraiment de tout de « La mort aux trousses » pour l’espionnage à « Drôles d’espions », en passant par « Fletch aux trousses » jusqu’au « Jeune James bond », qui est énorme. Donc je pense que ce qui nous excitait vraiment était que nos deux sensibilités s’assemblaient et trouvaient un tronc commun, mais aussi que la série serait vraiment le produit de ça et serait ce mélange de beaucoup de genres et de tons différents.
On nous a dit très tôt, lorsqu’on a présenté la série – Kevin Reilly, qui était président de NBC à l’époque, nous a dit, « Ok les gars, vous avez une très très petite cible à atteindre. Si vous touchez la cible, ça sera une série géniale. Mais c’est une très petite cible parce que si ça devient trop sombre, c’est trop sombre. Si c’est trop léger ça devient niais. Pour nous c’était une fine ligne : savoir comment passer de la scène où Chuck et Sarah sont torturés à celle de Lester lançant la roue de l’Infortune au Buy More en tant que nouveau tyran, ça nous excitait : l’idée de faire une série différente, un genre différent à l’intérieur de la même série de façon répétée.
CF : C’est une série hybride. Ce qui rend chaque épisode assez compliqué (à faire) dans le sens que si on s’écarte de cette fine ligne, ça devient vite bizarre.
C’est amusant d’y penser maintenant parce que les fans l’aiment tellement, mais personne n’aimait Morgan lors de la saison 1.
Josh Schwartz : En fait c’était un personnage très différent. C’est le personnage qui a probablement le plus bénéficié de la grève des scénaristes car ça nous a donné une opportunité – beaucoup trop d’opportunités, beaucoup trop de mois à attendre – de revoir la première saison et de se demander ce qui fonctionnait vraiment. Et je pense qu’on savait tous que Gomez est très talentueux, amusant et aimable et que si Morgan ne collait pas avec le public, c’était de notre faute et c’était parce qu’il était toujours là où il ne fallait pas. C’était comme si tout le monde voulait voir les aventures de Chuck et Morgan apparaissait et foutait le bordel. Il mettait à chaque fois la vie de Chuck en danger et aussi drôle que ça puisse être pour nous, pour les gens c’était frustrant, donc une fois qu’on a su quoi faire avec Morgan – spécialement à partir de la saison 3, c’est devenu le « Buddy Show » et l’alchimie naturelle de Josh et Zach est devenue visible à l’écran.
CF: Je pense qu’il s’agit de trouver de nouvelles directions à la série au fur et à mesure et pour Gomez c’était quelque chose pour lequel on avait du mal à trouver, la bonne direction. Et aussi ; quand est-ce qu’on introduit des personnages dans le monde de l’espionnage ? C’est quelque chose avec lequel on s’est un peu débattu car dans les trucs qui nous intéressaient quand on grandissait, tu ne mets pas la fille et le gars ensemble et tu ne dis pas aux autres gens qu’il y a un monde d’espions parce que personne ne devrait savoir qui est Batman. Ce sont les règles.
JS : A moins que tu ne penses que la série sera annulée chaque semaine.
CF: A moins que tu ne penses que la série sera annulée et donc tu fais tout ça.
Js : Aussi rapidement que possible..
CF: Donc en donnant à Gomez l’opportunité de devenir une part du monde de l’espionnage, il devient le gars hors de son élément.
JS : Mais ce n’était pas évident car Chuck était en quelque sorte l’abruti au départ. Il était le chien au milieu du jeu de quille. Il était le gars complètement dépassé qui attendait dans la voiture et qui se cachait quand les gens tiraient et il laissait tomber par terre les trucs importants. Donc avec Morgan il fallait qu’il soit un autre abruti encore pire que Chuck.
CF: Il parle d’un algorithme.
JS : Oui, on a trouvé la formule parce que évidement, avec Jeff et Lester on atteint le paroxysme des abrutis. Donc lorsque Chuck est devenu plus capable et a commencé à devenir plus mature en grandissant un peu, cela a laissé de la place pour que Morgan arrive et occupe la place laissée vacante par Chuck, mais je sais que là on va un peu plus loin que la saison 1.
Chris a soulevé un point important, à savoir que vous avez dû prendre pas mal de décisions pensant que la série allait se terminer dans les 5 secondes et pas mal d’entre elles fonctionnent vraiment bien, comme Morgan dans le monde de l’espionnage. Le couple Chuck – Sarah a vraiment bien fonctionné. Avec le recul, y a t’il des choses que vous auriez faites plus vite sachant à quel point elles fonctionnent bien ?
JS : Mon Dieu! Plus vite? Je ne pense pas. Parce qu’on a tout fait assez vite. Je veux dire on voulait faire le “Chuck connait le Kung Fu” à la fin de la première saison s’il n’y avait pas eu la grève.
Intéressant, je ne savais pas ça..
JS : Oui c’était notre grand plan, on était très excites.
CF: Si vous vous souvenez de la saison 1, Chuck ne voulait pas devenir un espion. Il voulait récupérer sa vie. Il fallait qu’il y ait un tournant où notre héros décide que c’était fait pour lui, que c’était son choix, donc à la fin de la saison 1, ça devait être le moment de la fin de la saison 2 ou assis devant un ordinateur il devait choisir: « Sauver le monde/s’enfuir ». Il devait devenir une personne normale.
JS : Bouton rouge, bouton vert? Bouton rouge, bouton vert?
CF: Et donc c'est toujours resté en arrière-plan de la saison 1 et définitivement de la saison 2.
JS : Mais une fois la grève terminée, on a du repartir de zéro et ça a donné de bonnes choses. J'aime toutes les saisons de la série. La saison 2 fut le moment où créativement parlant la série a trouvé son rythme et on avait de l'argent
CF : C'est le moment où on avait le plus d'argent.
JS : Parce qu'on a eu plein de bonnes idées et de choses, et de personnages et de nouveaux personnages et de nouveaux développements de l'histoire et ce qui se passe à travers les années, mais on a jamais eu autant d'argent que dans la saison 2,
Avant de passer à la saison 2 encore une ou deux questions sur la saison 1,
JS : Tu te souviens de l'argent Chris?
CF : C'était tellement merveilleux.
JS : On fumait des billets de 20$ au déjeuner!
CF : Nos meubles étaient en argent!
JS : Tu te souviens de cet épisode, "Chuck versus la facture d'un million de dollar"?
CF : On a vraiment eu une facture d'un million de dollar et on a tout fait péter.
JS : C'était génial.
Quand est-ce que vous avez abandonné l'idée de faire d'Awesome un ennemi? Parce que je sais que je sais que vous en avez parlé au tout début de la série.
JS : C'est la beauté du Casting et c'est ce qui est amusant dans une série, Chris m'avais pitché cette idée et je pensais que ça serait un moment génial et choquant dans la série et c'était une bonne idée, Mais ensuite tout le monde a adoré Ryan, et on s'est dit: on ne peut pas en faire un bad guy il est tellement adorable.
CF : Il n'avait que 3 lignes dans le pilote. En trois lignes, on tombait amoureux de lui.
JS : Je me souviens lors du premier Comic-con lorsqu'on a diffusé le pilote. On ne savait pas si des gens allaient venir et comment ça allait marcher et il y a ce moment où il dit “Way to go, Chuck. That’s awesome," et le public a applaudi. Les gens riaient et ils étaient du genre, "Oh, son nom est Captain Awesome, il pense que tout est “awesome”." McPartlin l'incarne. Les gens l'ont adopté et on s'est dit “on ne peut pas détruire ce gars”.
Une autre chose c'est que vous veniez de trouver votre rythme quand il y a eu la grève et vous avez du vous dépêcher les deux derniers mois. Des 13 épisodes que vous avez fait il y en a t’il un qui ressort et dont vous pourriez dire qu'il était vraiment proche de ce que vous vouliez faire ?
JS : Ouais, celui que Chris a écrit je crois? Celui que tu as écrit pour Thanksgiving.
CF: "Nemesis"?
JS : Avec le retour de Bryce et ils s'embrassent devant la bombe.. tu sais alors qu'elle – Est ce que c'est le même épisode?
CF : Je pense que c'était "Nemesis."
JS : La partie avec “pineapple”, et ensuite soudain tu réalises que c'est Bryce et ils réalisent qu'ils vont mourir et ils s'embrassent ? Tout ça est dans le même épisode? Non?
CF: Non, ce sont les épisodes 7 et 8.
JS : Sept et huit.
CF : Le sept et le huit fonctionnent ensemble.
JS : Ouais le sept et le huit étaient géniaux. "Tango" pour nous,,-
CF: ...c'était la première fois qu'on s'est rendu compte...
JS : Ce à quoi un épisode stand alone de la série devait ressembler.
Traduit par Javi et Spylie
ITW par Sepinwall
News publiée par spylie le 24/01/2012
Commentaire de Mikkey09 le 25/01/2012 à 10:21:14
Commentaire de FO le 25/01/2012 à 12:36:49
That's awesome!
Commentaire de Dwight12 le 25/01/2012 à 13:01:55
Commentaire de Matty le 25/01/2012 à 16:33:52
Les autres parties sont sorties ? si oui, vous vous occupez de la traduction aussi ?
Par ce que je me régale de lire Chris et Josh parler de Chuck
Et encore merci pour la traduction
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