[New York Times] Bilan de la génèse de la saison 3 et des enjeux à venir !
Vous souvenez-vous quand « Chuck » était une série où un novice sans défense se démenait d’inepte façon dans un monde d’espionnage et de danger ? Chérissez ces souvenirs…
Il y a quelques semaines, Zachary Levi, le comédien qui incarne le timide personnage éponyme de la série de NBC, préparait dans un studio de la Warner une scène d’un prochain épisode. Après s’être infiltré dans le repaire secret d’une dangereuse organisation d’espions, l’héroïque Chuck Bartowski était sur le point d’échanger quelques coups de feu avec un sinistre agent ennemi, d’user de ses pieds et poings pour désarmer un autre scélérat, et d’en assommer un troisième d’un seul coup de poing.
«Timide», disions-nous ?
Pour l’intensément loyale mais dangereusement restreinte base de fans de «Chuck», cette scène est significative d’une nouvelle direction créatrice que la série a adoptée en ce début de troisième saison. (Sa «premiere» de deux heures est diffusée le dimanche, avant de s’installer à sa place habituelle du lundi soir.)
Il s’agit d’une des initiatives, offensives mais potentiellement risquée, qu’ont prises les producteurs de «Chuck» pour maintenir la série en vie sur une chaîne elle-même en péril et lors d’une des soirées les plus concurrentielles de la semaine, sachant que cela pourrait ne pas suffire.
« Notre métier n’est pas synonyme de certitude, » affirme Josh Schwartz, co-créateur de la série, depuis son proche bureau. « Faire cette série présente beaucoup d’avantages, mais être certains de notre avenir n’en fait pas partie. »
« Chuck », qui décrit les aventures d’un informaticien recelant dans son cerveau une base de données sur l’espionnage, n’a cessé de connaître des difficultés depuis ses débuts en 2007. Même si la série a reçu dès le départ un succès critique et une audience décente, sa première saison (qui attirait en moyenne 8,7 millions de spectateurs) fut interrompue par la grève des scénaristes.
Lors de sa deuxième saison, un épisode en trois dimensions, qui reçut une grosse promotion et fut diffusé après le Super Bowl, ne parvint pas à enrayer le déclin de l’audience (qui fut de 7,4 millions en moyenne durant la saison, mais de 6,11 millions pour l’épisode final), et, le printemps venu, NBC hésitait à renouveler la série.
Afin d’obtenir l’accord pour une troisième saison, Josh Schwartz, son partenaire Chris Fedak et le producteur exécutif McG (réalisateur de « Terminator Renaissance ») rencontrèrent NBC pour établir une nouvelle intrigue : par le biais d’une mise à jour dans son cerveau, Chuck bénéficierait de nouvelles aptitudes d’espion et des capacités physiques qu’il devrait apprendre à contrôler, la mauviette, quand tout se passe bien, devenant un guerrier.
« Ce n’est pas le même gars qui, lors de la première saison, restait assis dans la voiture et poussait des cris de fille, » déclare Schwartz. « Si le thème de la saison dernière était celui du garçon devenant un homme, celui de cette année est un homme devenant un espion. »
Pourtant, quand NBC a annoncé sa grille d’automne, « Chuck » ne faisait pas partie de la liste. « On nous assura : ne prenez pas ceci pour un mauvais augure, » raconte Schwartz. « Mais comment faire autrement ? »
Les dirigeants de NBC voulaient trouver une façon de ramener « Chuck ». « Le danger était réel, » explique Angela Bromstad, la présidente de la chaîne pour les divertissements en première partie de soirée. « Mais nous apprécions le fait qu’il s’agisse d’une jeune série, et avoir une base de fans aussi passionnée était un facteur à prendre en compte. »
Aussi les producteurs de la série rallièrent-ils tous les fans disposant de quelque influence, s’adressèrent aux blogs populaires sur la télévision et à tous les media d’actualité (comme celui-ci) pour évoquer le futur incertain de leur création. La sensibilisation – tout comme le buzz – s’accrut grâce à une campagne sur Internet lancée par une fan nommée Wendy Farrington, laquelle encouragea ses condisciples à acheter des sandwichs chez Subway (qui avait payé pour que ses produits soient intégrés lors de la deuxième saison) quand l’épisode final fut diffusé le 27 avril.
Finalement, Subway peut avoir sauvé « Chuck » quand il conclut un accord de sponsoring pour la troisième saison, permettant de compenser les centaines de milliers de dollars que les producteurs avaient promis d’économiser sur leur budget. (A l’instar de la précédente saison, les sandwichs et les boutiques de Subway s’intégreront à la vie quotidienne de Chuck, comme dans le magasin où il travaille.)
« Ils ne financent pas la série », précise Fedak, « mais cet apport d’argent permet d’améliorer la production. D’ailleurs, je suis un grand fan de sandwiches, un inconditionnel de celui au thon. »
Après avoir négocié 19 épisodes avec NBC, les producteurs de « Chuck » décident d’exacerber les côtés héroïques de la série et de son personnage-titre, attirant des « guest stars » comme Brandon Routh (de « Superman Returns ») et le catcheur vedette Stone Cold Steve Austin. Schwartz jure également que la saison à venir va résoudre l’idylle entre Chuck et son chaperon de la CIA, incarné par Yvonne Strahovski
Une nouvelle campagne de promotion de NBC autour du slogan « No more Mr. Nice Spy » (plus de Monsieur le gentil espion) cherche à convaincre que Chuck est un nouvel individu. « Nous tentons de nous détourner de certaines des bouffonneries des saisons passées, » révèle Adam Stotsky, le président de la publicité de NBC. « Nous essayons de nous concentrer sur le côté brillant, à la fois brillant et drôle, jamais sur le côté idiot. »
Schwartz explique que comparativement à son autre série, le soap-opera de luxe « Gossip Girl », qu’il produit avec Stephanie Savage, « Chuck » a un ton plus ambitieux qui pourrait lui permettre de s’adresser à une plus large audience.
« C’est l’histoire d’un type d’une vingtaine d’années tentant de faire son chemin dans le monde, avec le sentiment de gâcher sa vie, et qui sait qu’il est capable de faire mieux, alors que se passe-t-il quand une opportunité se présente ? » ajoute Schwartz. « Il existe plein de gens qui se sentent comme Chuck Bartowski. »
Mais la série ne perd pas complètement son côté « nerd ». Chuck travaillera toujours comme informaticien et continuera à gaffer quand il voudra utiliser ses nouveaux pouvoirs d’espions. Entre deux bagarres, Zachary Levi convient que modifier l’esprit de la série est un pari risquant de leur aliéner les anciens spectateurs.
« Quand nous avons débuté la série, nous avions vraiment le sentiment que cela n’avait rien à voir avec la série « Max la Menace », assure-t-il. « Au fil du temps, nous avons tous réalisé qu’il y avait quand même un peu de cela. »
Au sein de cette lutte acharnée, Zachary Levi avoue avoir ressenti un fort sentiment de loyauté envers la série et qu’il aurait tout fait pour lui venir en aide. Par exemple, il a accepté de diriger un épisode de cette troisième saison au lieu d’obtenir des avantages plus traditionnels (caravanes plus spacieuses, masseuses pendant le tournage) qu’une vedette de série télévisée pourrait recevoir en renouvelant son contrat. (« Nous sommes revenus vraiment in extremis, » certifie-t-il, « aussi n’était-ce pas le moment de renégocier et d’exiger des choses. Non, vous avez un boulot et c’est tout. »
Zachary Levi raconte également qu’il s’est senti obligé de promouvoir « Chuck » partout où il le pouvait, que ce fut à une convention de fans à Birmingham, Angleterre, ou à l’illumination de Noël organisée par NBC au Rockfeller Center.
« Vais-je encore faire une illumination d’arbre de Noël à l’avenir ? » plaisante-t-il. « C’est peu probable. D’ici là, je ne serai peut-être plus sur NBC. »
« Chuck » va affronter une formidable adversité le lundi soir à huit heures, où il sera en concurrence avec « The Bachelor » sur ABC, « House » sur la Fox et « How I Met your Mother » sur CBS. Angela Bromstad assure qu’elle serait satisfaite si la série pouvait maintenir l’audience de sa devancière, « Heroes », qui est déplacée à neuf heures et que suivent en moyenne cinq millions de spectateurs cette saison. « C’est un horaire vraiment, vraiment dur, et nous en sommes conscients », ajoute-t-elle.
Avec en point de mire la décision concernant une quatrième saison, Josh Schwartz affirme que son équipe et lui ont dirigé la série de la même façon que l’année précédente.
« Vous essayez de porter l’ensemble à un niveau encore supérieur, » commente-t-il, « et si jamais nous obtenons une nouvelle saison, la façon dont nous la traiterons sera le problème de l’année prochaine. »
News publiée par CaptainMidnight le 05/01/2010
Commentaire de Bartowski le 05/01/2010 à 19:46:38
Commentaire de Gg74 le 05/01/2010 à 20:03:55
Commentaire de Layus le 06/01/2010 à 18:18:22
Un article plus en profondeur...
je savais pas que la nbc était intervenue dans le scénario...
Merci.
Commentaire de Sab7 le 06/01/2010 à 21:32:28
je sens qu'on va stresser toute la saison pour qu'il y en ai une autre.
enfin bon ne soyons pas péssimiste...
vivement déja la 3 !!
Commentaire de Gg74 le 06/01/2010 à 21:36:42
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